- Samedi 26 septembre 2026, Grégory Gestraud a ferré un brochet de 1,21 mètre et 17 kilos au lac de Pareloup en Aveyron, après un combat d’une quinzaine de minutes au leurre souple.
- En observant des cormorans, le pêcheur a identifié une zone riche en poissons fourrage susceptible d’attirer un grand carnassier, une lecture pertinente du plan d’eau confirmée par sa prise.
- Après les mesures et photographies, Grégory Gestraud a relâché le brochet vivant dans le lac, choix justifié par la rareté des très gros individus et leur rôle dans l’équilibre écologique et halieutique.
Concrètement en France
- Pêcher en eau douce en France suppose d’adhérer à une association agréée de pêche et de s’acquitter d’une cotisation annuelle, selon le type de carte choisi.
- Le brochet fait l’objet de périodes de fermeture et de tailles minimales de capture, qui varient selon les départements et les catégories de cours d’eau.
- La remise à l’eau immédiate, souvent appelée no-kill, n’est pas obligatoire partout mais elle est encouragée par de nombreuses associations de pêche pour préserver les gros reproducteurs.
- Pour connaître les règles applicables à un plan d’eau précis, le plus fiable reste de consulter l’arrêté préfectoral du département concerné et la fédération de pêche locale.
Les repères
- Grégory Gestraud a combattu un brochet de 17 kg pendant quinze minutes sur le lac de Pareloup en Aveyron
- Le poisson mesurait 1,21 mètre, plaçant ce spécimen parmi les très gros specimens du lac
- Le pêcheur a repéré la zone en observant des cormorans, indicateurs de la présence de poissons fourrage susceptibles d’attirer les carnassiers
- Après la capture, Grégory Gestraud a remis le brochet à l’eau, préservant ce poisson âgé et rare jouant un rôle dans l’équilibre du milieu
- Son grand-père, qui lui a transmis la passion de la pêche depuis l’âge de 6 ans, était présent sur le bateau lors de cette prise
- samedi 26 septembre 2026 : Grégory Gestraud capture un brochet de 17 kg après un combat d’environ quinze minutes au leurre souple sur le lac de Pareloup
Un pêcheur a vécu une sortie hors norme sur les eaux aveyronnaises, à un moment où la lumière du soir change souvent la donne.
Samedi 26 septembre 2026, Grégory Gestraud naviguait sur le lac de Pareloup avec son grand-père, compagnon de nombreuses sorties depuis son enfance. En observant l’activité des oiseaux sur une zone précise, le pêcheur local a choisi de tenter quelques lancers. Quelques minutes plus tard, il se retrouvait face à un combat dont il devrait longtemps se souvenir.
Une présence inhabituelle qui attire son attention
La scène se déroule au moment du coup du soir, cette période appréciée des pêcheurs lorsque le soleil descend et que l’activité des poissons peut s’intensifier. Grégory Gestraud prospecte alors une conche, un petit bras ou repli du lac offrant des conditions favorables aux poissons.
Son regard s’arrête sur plusieurs cormorans. Ces oiseaux piscivores ne s’installent pas au hasard : leur présence peut indiquer celle de bancs de petits poissons, appelés poissons fourrage. Or, là où ces proies se concentrent, les grands prédateurs peuvent aussi rôder.
En repérant les cormorans, le pêcheur a compris que la zone pouvait abriter du poisson fourrage et attirer un grand carnassier.
Il décide alors d’insister au leurre souple. Sa lecture du plan d’eau s’avère très vite pertinente. Après seulement trois ou quatre lancers, une touche brutale survient. Au bout de sa ligne, ce n’est pas un poisson ordinaire.
Quinze minutes de combat sur le lac
Le brochet oppose une résistance sérieuse. Grégory Gestraud doit garder son calme, conserver une tension constante sur la ligne et éviter les erreurs qui peuvent tout faire basculer. La mâchoire de ce prédateur est garnie de dents très coupantes et les décrochages restent fréquents lors de combats prolongés.
La lutte dure environ un quart d’heure. Sur l’eau, ce laps de temps paraît bien plus long, surtout lorsque le poisson tire avec puissance et cherche à rejoindre les zones profondes ou encombrées. Le pêcheur finit par maîtriser sa prise.
Les mensurations donnent la mesure de l’événement : le brochet atteint 1,21 mètre et affiche un poids estimé à 17 kilos. Une taille qui place ce poisson parmi les très gros spécimens que peut abriter le lac de Pareloup.
Le brochet mesurait 1,21 mètre pour environ 17 kilos, après un combat d’une quinzaine de minutes au leurre souple.
Les clichés pris sur place permettent de garder une trace de cette rencontre. Ils constituent aussi un souvenir familial particulier : le grand-père de Grégory Gestraud était présent sur le bateau lorsqu’il a sorti le carnassier.
Un souvenir lié à son grand-père
Le jeune homme pêche depuis l’âge de 6 ans. C’est son grand-père qui lui a transmis le goût des sorties au bord de l’eau et des journées passées à observer le lac. Cette prise prend donc une résonance particulière, bien au-delà du poids inscrit sur une balance.
Les deux hommes avaient l’habitude de fréquenter ce secteur. Ils savaient que le plan d’eau avait déjà livré de très gros poissons au fil des années. Ils espéraient un jour tomber sur un spécimen comparable. Cette fois, la rencontre a eu lieu.
- Lieu de la prise : le lac de Pareloup, dans l’Aveyron.
- Date : samedi 26 septembre 2026.
- Technique employée : la pêche au leurre souple.
- Longueur du poisson : 1,21 mètre.
- Poids estimé : 17 kilos.
- Durée du combat : environ quinze minutes.
Le choix de remettre le brochet à l’eau
Après la mesure et les photographies, Grégory Gestraud a relâché le brochet dans le lac. Ce choix, souvent appelé « remettre à l’eau », consiste à rendre le poisson vivant à son milieu après sa capture.
Pour un grand brochet, ce geste a un intérêt particulier. Les très gros individus sont rares et constituent des poissons âgés, capables de jouer un rôle dans l’équilibre du milieu. Ils participent aussi à l’attrait halieutique d’un lac comme Pareloup, où des pêcheurs viennent chercher des carnassiers de belle taille.
Un relâcher réussi demande quelques précautions. Le poisson doit rester hors de l’eau le moins longtemps possible. Il faut éviter de le poser sur un sol abrasif, soutenir son corps avec les deux mains et attendre qu’il reparte de lui-même. Une remise à l’eau trop rapide, après un combat éprouvant, peut fragiliser l’animal.
Pourquoi les cormorans peuvent guider les pêcheurs
Les cormorans se nourrissent principalement de poissons. Lorsqu’ils se rassemblent sur une portion d’eau, ils peuvent signaler la présence de proies en nombre. Ce n’est pas une garantie de capture, mais c’est un indice utile pour comprendre ce qui se passe sous la surface.
Les brochets profitent volontiers de ces concentrations de petits poissons. Ils restent parfois immobiles près d’une cassure, d’un herbier ou d’une zone plus profonde, avant de lancer une attaque très rapide. Le leurre souple permet alors d’imiter une proie vulnérable, à condition de choisir une animation adaptée et de rester attentif à la moindre touche.
Cette capture rappelle aussi qu’une sortie de pêche ne se joue pas seulement sur le matériel. L’observation des oiseaux, de la lumière, du vent et de l’activité à la surface peut orienter les décisions. Grégory Gestraud a suivi cette logique ce soir-là, avec une issue qu’il évoquera sans doute encore longtemps lors des repas de famille.


