Depuis le 1er août 2026, les petits compteurs ont accès à ce tarif jusque-là réservé à d’autres : voici ce que cela change concrètement sur votre facture

En bref
À partir du 1er août 2026, les petits compteurs de 3 kVA accèdent pour la première fois à l’option double tarif au tarif réglementé, permettant aux petits logements de bénéficier de prix réduits s’ils déplacent entre 25 % et 35 % de leur consommation sur les créneaux réservés.
L’essentiel en 3 points
  • Depuis le 1er août 2026, les compteurs de 3 kVA peuvent accéder à l’option deux prix du kilowattheure au tarif réglementé, ouvrant cette possibilité aux petits studios et résidences secondaires.
  • C’est Enedis, gestionnaire du réseau, qui attribue les créneaux horaires à tarif réduit (généralement 8 heures par jour), et non le fournisseur d’électricité; changer de fournisseur ne modifie pas ces horaires.
  • L’option n’est rentable que si le ménage déplace entre 25 % et 35 % de sa consommation sur les périodes réduites; les foyers avec ballon d’eau chaude pilotable, voiture électrique ou chauffage à accumulation sont les mieux placés pour en profiter.
Concrètement en France
  • Les plages d’heures creuses dépendent du gestionnaire de réseau et de l’adresse du logement, pas du fournisseur choisi, donc changer d’offre ne les modifie pas.
  • L’option heures pleines/heures creuses n’est intéressante que si une part significative de la consommation peut réellement être déplacée, via des appareils programmables comme le chauffe-eau, le lave-linge ou la recharge d’un véhicule.
  • Les horaires applicables à votre logement figurent en principe sur la facture et dans l’espace client en ligne, et peuvent être décalés par le gestionnaire de réseau, avec information préalable.
  • Avant de basculer, comparez le prix du kilowattheure et le montant de l’abonnement, car un abonnement plus élevé peut annuler le gain obtenu sur les heures creuses.

Les plages à prix réduit ne dépendent pas du fournisseur. Elles sont fixées localement et peuvent peser sur la rentabilité d’un contrat.

Choisir l’option avec deux prix du kilowattheure ne suffit pas à alléger une facture. Tout se joue sur les créneaux attribués au logement, les appareils programmables et la part réelle de consommation déplacée. En 2026, les ménages équipés d’un petit compteur peuvent aussi accéder à cette formule, sous certaines conditions.

Les créneaux ne sont pas choisis par EDF

Beaucoup de clients pensent que leur fournisseur décide des horaires à prix réduit. Ce n’est pas le cas. C’est Enedis, gestionnaire du réseau public de distribution dans la majeure partie du territoire, qui attribue les plages horaires à chaque point de livraison.

Ces créneaux sont liés au compteur et à l’adresse du logement. Changer de fournisseur ne les modifie donc pas. Un foyer qui quitte EDF pour un concurrent conserve les mêmes heures d’application, sauf décision ultérieure d’Enedis.

Chaque logement bénéficie habituellement de huit heures à tarif réduit par jour, réparties à des moments variables selon la zone et le réseau.

Ces huit heures se situent généralement entre 12 heures et 17 heures, ainsi qu’entre 21 h 30 et 7 h 30. Elles peuvent être regroupées la nuit ou coupées en plusieurs périodes. Impossible, pour un client, de demander un horaire précis adapté à son rythme de vie.

Où vérifier ses horaires exacts

La facture d’électricité reste la source la plus simple pour connaître les plages associées au contrat. Elles figurent aussi dans l’espace client. Avec un compteur communicant, le point de livraison peut être retrouvé directement sur l’écran de l’appareil, en faisant défiler les informations avec le bouton prévu à cet effet.

  • La facture indique les horaires et les consommations séparées par période.
  • L’espace client permet de vérifier l’option tarifaire souscrite.
  • Le point de livraison, composé de 14 chiffres, identifie précisément le compteur.
  • Enedis peut renseigner les créneaux associés à une adresse ou à ce point de livraison.

Si Enedis décide de déplacer les plages d’un secteur, les abonnés doivent être avertis à l’avance. Le changement répond à la gestion du réseau, notamment lorsque la production solaire devient abondante en journée.

Quels tarifs EDF applique en 2026

En septembre 2026, l’offre Zen Fixe affichait, pour une puissance de 6 kVA, un prix de 0,1507 euro par kilowattheure durant les périodes réduites, contre 0,1966 euro lors des périodes normales. L’abonnement mensuel s’élevait à 18,36 euros.

À titre de comparaison, le tarif réglementé pour un compteur de 6 kVA affichait 0,1589 euro durant les périodes réduites et 0,2142 euro durant les périodes normales, avec un abonnement mensuel de 15,86 euros. Les prix changent selon l’offre retenue, la puissance du compteur et les éventuelles évolutions fiscales.

Référence pour 6 kVA Prix réduit Prix normal Abonnement mensuel
Zen Fixe 0,1507 € / kWh 0,1966 € / kWh 18,36 €
Tarif réglementé 0,1589 € / kWh 0,2142 € / kWh 15,86 €

Pour un profil consommant 5 700 kWh par an, dont 1 900 kWh sur les périodes réduites, l’offre Zen Fixe était estimée à 1 254 euros annuels. Cela représentait un écart de 52 euros par rapport au tarif réglementé selon les données disponibles à la mi-septembre 2026.

Les compteurs de 3 kVA entrent dans le dispositif

Depuis le 1er août 2026, les compteurs de 3 kVA peuvent accéder à cette option au tarif réglementé. Cette évolution vise notamment les petits studios, les logements occupés ponctuellement et certaines résidences secondaires.

Un logement en 3 kVA peut désormais bénéficier de deux prix du kilowattheure, avec un abonnement annuel de 145,56 euros au tarif réglementé.

Dans cette configuration, le kilowattheure coûte 0,1589 euro sur les plages réduites et 0,2142 euro le reste du temps. Les offres de marché ne proposent pas toutes cette puissance avec cette option : plusieurs grilles commerciales commencent encore à 6 kVA.

À partir de quel usage l’option devient intéressante

Cette formule n’est pas automatiquement gagnante. Le prix payé hors plages réduites est souvent supérieur à celui d’une formule à tarif unique. L’abonnement peut lui aussi coûter davantage. Le ménage doit donc déplacer une part suffisante de ses usages énergivores.

Dans de nombreux cas, il faut reporter entre 25 % et 35 % de la consommation totale sur les périodes réduites pour compenser le surcoût des autres heures. Le seuil dépend de l’offre retenue et du niveau de consommation du logement.

Les foyers les mieux placés

  • Les logements dotés d’un ballon d’eau chaude électrique pilotable.
  • Les propriétaires d’une voiture électrique chargée la nuit.
  • Les foyers utilisant un chauffage électrique à accumulation.
  • Les ménages capables de programmer lave-linge, sèche-linge et lave-vaisselle.

À l’inverse, un logement chauffé au gaz, peu occupé ou consommant surtout entre 18 heures et 22 heures aura souvent moins d’intérêt à choisir cette option. Le gain sur quelques machines lancées la nuit ne compense pas toujours l’écart de prix appliqué le soir.

Le chauffe-eau et la recharge automobile font la différence

Le ballon d’eau chaude constitue généralement l’équipement le plus rentable à programmer. Il peut chauffer l’eau pendant la plage nocturne grâce à un contacteur adapté, puis stocker l’eau chaude pour les usages de la journée. Un réglage mal positionné peut toutefois entraîner une chauffe en période normale.

Pour une voiture électrique, le principe est le même. Une recharge de 50 kWh facturée 0,1507 euro par kWh représente environ 7,54 euros d’énergie avec le tarif réduit de l’offre citée. Au prix de 0,1966 euro, elle atteint environ 9,83 euros. L’écart semble modeste sur une recharge, mais il devient sensible lorsque l’opération se répète chaque semaine.

Comment changer d’option tarifaire

Un client déjà équipé d’un compteur communicant peut demander le passage vers cette formule auprès de son fournisseur. L’opération se réalise généralement à distance et sans frais sous 24 heures. Le changement de fournisseur, lui aussi, reste gratuit et n’entraîne pas de coupure.

Pour les anciens compteurs, Enedis doit parfois intervenir sur place. Une reprogrammation peut coûter 43,96 euros. Si l’appareil doit être remplacé, la prestation peut atteindre 65,45 euros. Avant de demander la modification, mieux vaut relever sa consommation annuelle et vérifier à quels moments les appareils les plus gourmands fonctionnent réellement.

Le bon réflexe consiste à consulter les index séparés sur plusieurs factures. Ils montrent la proportion de kilowattheures déjà consommée au tarif réduit. Si cette part reste faible malgré des efforts de programmation, une formule à prix unique peut être plus adaptée au logement.

Questions fréquentes

Qui décide des heures d’électricité à tarif réduit pour mon logement?
C’est Enedis, gestionnaire du réseau public de distribution, qui attribue les créneaux horaires à chaque point de livraison en fonction du compteur et de l’adresse. Le fournisseur d’électricité n’a aucun rôle dans cette attribution.
Est-ce que changer de fournisseur d’électricité modifie mes heures à tarif réduit?
Non. Les créneaux sont liés au compteur et à l’adresse, pas au fournisseur. Un client qui quitte EDF pour un concurrent conserve les mêmes heures d’application, sauf si Enedis décide ultérieurement de les modifier.
Combien d’heures de tarif réduit un logement reçoit-il par jour?
Généralement 8 heures par jour, réparties à des moments variables selon la zone et le réseau. Elles se situent habituellement entre 12 heures et 17 heures, ainsi qu’entre 21 h 30 et 7 h 30, mais peuvent être regroupées la nuit ou coupées en plusieurs périodes.
Combien de temps faut-il pour passer à l’option double tarif avec un compteur communicant?
L’opération se réalise généralement à distance et sans frais sous 24 heures après demande auprès du fournisseur.
Quels équipements permettent vraiment d’économiser avec cette option?
Le ballon d’eau chaude électrique pilotable et la recharge de voiture électrique la nuit offrent les meilleurs gains. Les chauffages électriques à accumulation et les appareils programmables (lave-linge, sèche-linge) peuvent aussi aider, mais moins significativement.


Vous aimez cet article ? Partagez !