L’OMS le confirme : ces deux habitudes du quotidien sont celles qui augmentent le plus le risque de cancer

En bref
Selon l’OMS, le tabac et l’alcool sont les deux habitudes du quotidien qui augmentent le plus le risque de cancer, respectivement liés à environ 15 % et 3,2 % des nouveaux diagnostics mondiaux.
L’essentiel en 3 points
  • Le tabac reste le premier facteur de risque évitable de cancer, responsable d’environ 15 % des nouveaux cas mondiaux en 2022, et peut favoriser tumeurs du poumon, bouche, gorge, œsophage, pancréas et autres organes.
  • L’alcool constitue la deuxième habitude majeure avec environ 3,2 % des diagnostics mondiaux, son risque se cumulant avec celui du tabac chez les consommateurs réguliers des deux substances.
  • L’OMS estime que plus d’un tiers des cancers mondiaux pourraient être évités par la modification de facteurs connus, complétés par dépistage organisé et accompagnement médical pour réduire tabac et alcool.

Concrètement en France
  • En France, le tabac et l’alcool figurent également en tête des facteurs de risque évitables identifiés par les autorités sanitaires.
  • Des dispositifs d’aide à l’arrêt du tabac existent, notamment via le médecin traitant, les pharmacies et les consultations de tabacologie à l’hôpital.
  • La vaccination contre le papillomavirus est proposée en France aux adolescentes et aux adolescents, avec des campagnes menées aussi en milieu scolaire.
  • Des programmes de dépistage organisé existent pour certains cancers, notamment du sein et colorectal, avec des invitations envoyées selon l’âge.
Les repères
  • Le tabac est le premier facteur évitable de cancer, responsable d’environ 15 % des nouveaux cas mondiaux en 2022 selon l’OMS
  • L’alcool arrive en second, associé à environ 3,2 % des nouveaux diagnostics de cancer à l’échelle mondiale
  • Le tabac favorise les cancers du poumon, de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du pancréas, de la vessie, du rein et du col de l’utérus
  • L’alcool peut être impliqué dans les cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, du foie, du sein et du côlon-rectum
  • D’autres facteurs contribuent aussi au risque : surpoids, manque d’activité physique, pollution de l’air, rayonnements ultraviolets et certains agents infectieux
Chronologie
  • 2022 : L’OMS recense les données mondiales sur les cancers liés au tabac
  • 24 mai 2026 : Publication de l’article par le site espagnol Consulta médica

En Espagne, un article consacré aux données mondiales rappelle que certains gestes banals pèsent lourd dans la prévention des cancers.

Publié le 24 mai 2026 par le site espagnol Consulta médica, l’article s’appuie sur les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’organisme souligne que le cancer dépend de nombreux éléments, dont certains peuvent être évités ou limités au quotidien.

Le tabac reste le premier facteur évitable

La consommation de tabac arrive nettement en tête des comportements associés à l’apparition de cancers. D’après les données de l’OMS relayées par Consulta médica, elle était liée à environ 15 % des nouveaux cas de cancer recensés dans le monde en 2022.

Cette part varie selon les populations et se révèle plus élevée chez les hommes, précise l’article. Le tabagisme ne concerne pas uniquement les cancers du poumon. Il peut aussi favoriser des tumeurs touchant notamment la bouche, la gorge, l’œsophage, le pancréas, la vessie, le rein ou encore le col de l’utérus.

Le tabac est présenté comme le principal facteur de risque de cancer qui peut être évité.

Le risque ne repose pas seulement sur le nombre de cigarettes fumées au cours d’une journée. La durée du tabagisme compte aussi. Fumer pendant des années expose l’organisme de façon répétée à des substances cancérogènes. Arrêter reste utile, quel que soit l’âge ou le parcours de consommation, car cela met fin à cette exposition continue.

L’alcool, un risque souvent sous-estimé

La seconde habitude mise en avant est la consommation d’alcool. Son poids mondial est inférieur à celui du tabac, mais il demeure significatif. L’OMS l’associe à environ 3,2 % des nouveaux diagnostics de cancer à l’échelle mondiale, soit des centaines de milliers de cas chaque année.

L’alcool peut être impliqué dans plusieurs types de cancers, notamment ceux de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, du foie, du sein et du côlon-rectum. Le risque peut se cumuler avec celui du tabac. Une personne qui fume et boit régulièrement s’expose donc à l’effet combiné de deux facteurs majeurs.

Réduire le tabac et l’alcool agit sur deux des leviers les plus visibles de la prévention des cancers.

Cette réalité ne signifie pas qu’un cancer résulte toujours d’un comportement précis. La maladie est complexe et son apparition dépend aussi de l’âge, de caractéristiques génétiques, de l’environnement et d’autres expositions. Les chiffres mondiaux permettent surtout d’identifier les risques sur lesquels les politiques de prévention et les choix individuels peuvent agir.

Des facteurs qui s’additionnent au fil du temps

Le tabac et l’alcool ne sont pas les seuls éléments étudiés. L’article cite aussi le surpoids, le manque d’activité physique et la pollution de l’air. Pris séparément, certains de ces facteurs ont un impact moins élevé que le tabagisme dans les estimations mondiales. Leur accumulation peut pourtant peser sur la santé d’une population entière.

  • Le surpoids est associé à une hausse du risque pour plusieurs cancers.
  • Une activité physique insuffisante peut contribuer à ce risque dans certaines situations.
  • La pollution atmosphérique constitue une exposition environnementale surveillée.
  • Les rayonnements ultraviolets sont liés en particulier aux cancers de la peau.
  • Certaines expositions professionnelles exigent des mesures de protection adaptées.

Les agents infectieux font aussi partie des causes prises en compte. Le virus du papillome humain, appelé VPH, peut être lié à certains cancers. Les hépatites peuvent également conduire à des tumeurs lorsqu’elles ne sont pas prévenues ou prises en charge de façon appropriée.

La situation en France

En France, les autorités sanitaires placent elles aussi la lutte contre le tabagisme et la réduction de la consommation d’alcool parmi les axes de prévention des cancers. Le ministère de la Santé, Santé publique France et l’Institut national du cancer diffusent régulièrement des messages sur ces risques.

Le pays dispose également de programmes nationaux de dépistage organisé pour certains cancers. Ils concernent notamment le cancer du sein, le cancer colorectal et le cancer du col de l’utérus. Les modalités varient selon l’âge, le sexe et la situation médicale de la personne. Un professionnel de santé peut expliquer la démarche la plus adaptée.

Le dépistage ne remplace pas la prévention. Il répond à un autre objectif : repérer une lésion ou une maladie avant l’apparition de symptômes, ou à un stade où les soins peuvent être engagés plus tôt. L’article espagnol rappelle que cette détection précoce améliore les possibilités de traitement et de survie.

Pourquoi la prévention ne repose pas sur un seul geste

L’OMS estime que plus d’un tiers des cancers dans le monde pourraient être évités. Ce constat ne veut pas dire que chaque diagnostic aurait pu être empêché. Il indique plutôt qu’une part considérable des cas est liée à des facteurs modifiables connus.

Dans la vie courante, l’approche la plus cohérente consiste à agir progressivement sur plusieurs habitudes. L’arrêt du tabac peut s’accompagner d’une réduction de l’alcool, d’une activité physique régulière et d’une attention portée à l’exposition au soleil. Ces mesures ne donnent pas une garantie absolue, mais elles réduisent des risques identifiés.

Un accompagnement peut faciliter le changement

Renoncer au tabac peut s’avérer difficile en raison de la dépendance à la nicotine. Un médecin, un pharmacien ou un professionnel spécialisé peut aider à choisir une méthode adaptée. Les substituts nicotiniques et les consultations d’accompagnement font partie des solutions qui peuvent être envisagées avec un professionnel de santé.

Pour l’alcool, la réduction peut aussi nécessiter un soutien lorsque la consommation est devenue habituelle ou difficile à contrôler. Parler de ses habitudes sans attendre l’apparition de symptômes permet d’évaluer la situation et d’obtenir une orientation adaptée. La prévention passe autant par l’information que par l’accès à un accompagnement concret.

Questions fréquentes

Quels cancers sont associés à la consommation de tabac ?
Le tabac favorise les cancers du poumon, bouche, gorge, œsophage, pancréas, vessie, rein et col de l’utérus. Le risque dépend tant du nombre de cigarettes fumées que de la durée du tabagisme.
Quel pourcentage des cancers dans le monde est lié à l’alcool ?
L’OMS associe la consommation d’alcool à environ 3,2 % des nouveaux diagnostics de cancer à l’échelle mondiale, soit des centaines de milliers de cas chaque année.
Est-il trop tard pour arrêter de fumer et réduire son risque ?
Non. Arrêter le tabac reste utile quel que soit l’âge ou le parcours de consommation, car cela met fin à l’exposition continue aux substances cancérogènes.
Quels programmes de dépistage du cancer existent en France ?
La France dispose de programmes nationaux de dépistage organisé pour le cancer du sein, le cancer colorectal et le cancer du col de l’utérus, les modalités variant selon l’âge, le sexe et la situation médicale.
Comment se faire accompagner pour arrêter le tabac ou réduire l’alcool ?
Un médecin, pharmacien ou professionnel spécialisé peut aider à choisir une méthode adaptée. Les substituts nicotiniques, les consultations d’accompagnement et le soutien professionnel font partie des solutions disponibles.


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