- Une grande enseigne allemande propose deux petites cylindrées Prike (PXS 125 à 2 799 euros et PXA 125 à 2 999 euros), dotées de moteurs modestes mais d’équipements modernes comme l’éclairage à diodes et les écrans numériques.
- Ces machines ciblent les jeunes permis et les utilisateurs urbains en quête de praticité, avec autonomie supérieure à 600 kilomètres et disponibilité de supports de bagages sur la PXA.
- Aucune information ne confirme leur commercialisation en France ; une éventuelle arrivée nécessiterait homologation, conformité réglementaire, réseau après-vente et pièces détachées, sans garantie de prix similaire.
Concrètement en France
- En France, une 125 cm³ peut se conduire avec le permis A1, ou avec un permis B assorti d’une formation de sept heures pour les titulaires expérimentés.
- Les prix cités sont déjà en euros, mais ils correspondent au marché allemand et n’engagent pas une éventuelle commercialisation en France.
- Avant tout achat d’un deux-roues peu diffusé, il est prudent de vérifier la disponibilité des pièces, du réseau d’entretien et de la garantie sur le territoire français.
- L’assurance est obligatoire pour ce type de véhicule, et son coût peut peser autant que le prix d’achat sur le budget d’un jeune conducteur.
En Allemagne, les rayons d’une grande enseigne ne se limitent pas aux courses et au bricolage. Des deux-roues à petit prix y figurent aussi.
Le phénomène a de quoi surprendre. Dans le catalogue allemand de cette chaîne de distribution, connue pour ses produits alimentaires, ses outils et ses équipements de la maison, apparaissent aussi des véhicules motorisés. Deux petites cylindrées de la marque Prike retiennent particulièrement l’attention, avec des tarifs affichés sous la barre des 3 000 euros. Une offre qui pourrait séduire les jeunes permis, les automobilistes à la recherche d’une solution pratique ou les amateurs de balades à budget serré.
Deux machines proposées à moins de 3 000 euros
La première s’appelle Prike PXA 125. Son prix annoncé en Allemagne atteint 2 999 euros. Elle adopte une silhouette haute, des suspensions généreuses et des roues à rayons de 17 pouces. Son allure vise les conducteurs qui veulent circuler en ville tout en gardant la possibilité d’emprunter des chemins faciles ou des routes dégradées.
La seconde, la Prike PXS 125, descend à 2 799 euros. Elle mise sur une présentation plus dépouillée, avec un réservoir bien visible et une selle marron d’un seul tenant. Son style rappelle les machines simples des années passées, remises au goût du jour avec un éclairage moderne.
À 2 799 euros, la Prike PXS 125 se place parmi les véhicules neufs les moins chers de sa catégorie sur le marché allemand.
Ces deux propositions reposent sur une même recette mécanique : un monocylindre quatre temps de 125 cm³ développant environ 10 chevaux. La puissance reste modeste, ce qui correspond à l’usage attendu : les trajets quotidiens, les déplacements périurbains et les promenades à vitesse raisonnable.
Une mécanique simple pensée pour les trajets du quotidien
La PXA reçoit une boîte de vitesses à six rapports. Avec une telle cylindrée, le moteur ne cherche pas les performances sportives. Il privilégie une prise en main accessible et une consommation contenue. Le constructeur annonce 2,3 litres aux 100 kilomètres pour ce modèle.
Son réservoir affiche une capacité de 15,5 litres. Sur le papier, cela représente plus de 600 kilomètres d’autonomie. Dans la réalité, cette distance varie forcément selon le poids du conducteur, le vent, le relief, la vitesse pratiquée et le type de parcours. Sur voie rapide, la consommation peut grimper nettement.
- Monocylindre quatre temps de 125 cm³ ;
- Puissance annoncée d’environ 10 chevaux ;
- Boîte à six rapports sur la PXA ;
- Roues à rayons de 17 pouces ;
- Pneus à sculpture légèrement marquée ;
- Poids annoncé de 152 kg en ordre de marche.
La garde au sol de la PXA atteint 260 mm selon les données communiquées. Ce chiffre peut aider lors du franchissement d’un dos-d’âne ou sur un chemin non goudronné. Il ne transforme pas pour autant ce véhicule en machine destinée au tout-terrain exigeant. Les pneus et les suspensions doivent aussi être évalués avec prudence avant toute sortie hors de l’asphalte.
Un équipement plutôt fourni au regard du tarif
La fiche technique de la PXA réserve quelques bonnes surprises. L’éclairage utilise des diodes, l’instrumentation est numérique et une platine arrière permet de fixer un bagage. Des supports latéraux sont également prévus pour installer deux sacoches.
Cette disposition peut intéresser les salariés qui transportent un ordinateur ou des affaires de travail. Elle convient aussi à un usage de loisir, à condition de ne pas surcharger l’arrière. Avant d’ajouter des valises, il faut vérifier la charge maximale autorisée et la répartition du poids.
La présence d’une platine de chargement et de supports latéraux donne à la PXA une vocation pratique, rare à ce niveau de prix.
La PXS reprend l’essentiel de cette base technique. Elle possède elle aussi un éclairage à diodes, y compris pour les clignotants, ainsi qu’un petit écran LCD affichant les informations de conduite. Sa selle se situe à 820 mm du sol. Ce point mérite attention : une personne de petite taille devra essayer la position à l’arrêt avant de se décider.
Des scooters complètent aussi le catalogue allemand
Les deux petites machines Prike ne constituent pas les seuls véhicules visibles dans cette sélection allemande. Plusieurs scooters de 125 cm³ sont aussi proposés, avec des usages allant du centre-ville aux déplacements plus longs.
Le Prike XDV 125 se distingue par une dotation plus généreuse. Il reçoit un refroidissement liquide, une injection électronique et une transmission automatique. Son tarif affiché s’élève à 3 699 euros, avec une offre commerciale abaissant le prix à 3 428 euros.
| Modèle | Prix annoncé en Allemagne | Caractéristique notable |
|---|---|---|
| Prike PXS 125 | 2 799 euros | Selle à 820 mm |
| Prike PXA 125 | 2 999 euros | Réservoir de 15,5 litres |
| Prike XDV 125 | 3 428 euros en promotion | ABS et poignées chauffantes |
| Luxxon Cruiser 125 | 1 852 euros | Tarif très bas |
Le XDV dispose notamment d’un système antiblocage des roues, de poignées chauffantes, d’un démarrage sans clé, de prises USB et d’un pare-brise réglable. Son écran couleur peut même afficher la pression des pneumatiques. Avec 156 kg annoncés et un réservoir de 13,5 litres, il vise les usagers recherchant davantage de confort.
Une arrivée française qui n’est pas annoncée
Pour les acheteurs français, la question reste entière. Aucune information ne confirme, à ce stade, la commercialisation de ces véhicules dans les magasins français de l’enseigne. Les prix évoqués correspondent au marché allemand. Ils ne préjugent ni d’une disponibilité en France ni du montant qui serait appliqué dans l’Hexagone.
Une importation implique plusieurs étapes : homologation, conformité aux règles françaises, organisation du réseau après-vente, disponibilité des pièces détachées et conditions de garantie. Un tarif attractif perd vite de son intérêt si l’entretien ou la réparation deviennent compliqués près de chez soi.
Ce qu’il faut vérifier avant un achat à bas prix
Le prix d’achat ne représente qu’une partie du budget. Pour rouler avec une 125 cm³, le conducteur doit disposer du permis adapté ou suivre la formation obligatoire lorsqu’il possède le permis automobile depuis suffisamment longtemps. L’assurance, l’équipement de protection, l’antivol et l’entretien s’ajoutent à la facture.
Un casque homologué, des gants certifiés et une veste renforcée restent indispensables, même pour un trajet de quelques kilomètres. Sur une machine légère, les pneus ont aussi un rôle central : leur état, leur pression et leur adhérence influencent directement le freinage et la stabilité, surtout sous la pluie.
Ces offres allemandes montrent en tout cas que le deux-roues neuf à tarif contenu conserve un vrai potentiel. Reste à savoir si cette formule franchira un jour la frontière et si les futurs clients français pourront réellement en profiter.


