- La pension complémentaire Agirc-Arrco de 13 millions de retraités dépend du nombre de points accumulés multiplié par la valeur du point, fixée à 1,4386 euro en 2026, un montant inchangé par rapport aux années précédentes.
- Le maintien de cette valeur peut réduire le pouvoir d’achat en cas d’inflation, par exemple une perte estimée à plus de 100 euros annuels pour une pension de 600 euros mensuels avec une inflation de 1,6 %.
- Les retraités doivent vérifier leur relevé de carrière, connaître les dates de virement (généralement le premier jour ouvré du mois), et ne pas oublier les majorations familiales et la fin du malus depuis avril 2025.
Concrètement en France
- La retraite complémentaire Agirc-Arrco concerne les anciens salariés du secteur privé, en plus de la pension de base versée par le régime général.
- Le montant dépend du nombre de points accumulés durant la carrière, multiplié par la valeur du point, ce qui rend utile la vérification de son relevé de carrière.
- Les périodes de chômage, de temps partiel, de congé parental ou d’arrêt maladie peuvent générer des oublis ou des erreurs, d’où l’intérêt de conserver bulletins de salaire et attestations.
- La pension complémentaire et la retraite de base ne sont pas versées par le même organisme ni forcément le même jour, ce qui explique des écarts de date sur le compte bancaire.
Les repères
- En 2026, la valeur du point Agirc-Arrco reste fixée à 1,4386 euro, sans augmentation
- Environ 13 millions de retraités du secteur privé sont concernés par cette retraite complémentaire
- Le calcul de la pension s’effectue en multipliant le nombre de points accumulés par la valeur du point
- La suppression du coefficient de minoration de 10 % s’applique depuis le 1er avril 2025 pour les nouveaux retraités
- 1er avril 2025 : Fin du coefficient temporaire de minoration de 10 % sur la retraite complémentaire
- 2026 : Valeur du point Agirc-Arrco maintenue à 1,4386 euro
Les retraités du privé doivent composer avec une pension complémentaire stable, des virements mensuels réguliers et des prélèvements variables selon leurs revenus.
La retraite complémentaire Agirc-Arrco pèse lourd dans le budget de nombreux anciens salariés. En 2026, la valeur du point demeure fixée à 1,4386 euro selon les informations communiquées par le régime. Une stabilité qui rassure sur le montant versé, tout en laissant les pensionnés face à une question concrète : leur revenu suivra-t-il réellement la hausse du coût de la vie ?
Le point de retraite ne progresse pas en 2026
La pension complémentaire dépend avant tout du nombre de points accumulés pendant la carrière. Chaque salarié du secteur privé acquiert ces points grâce à ses cotisations, puis les transforme en pension au moment du départ à la retraite.
Le calcul reste simple : il faut multiplier le nombre de points inscrits sur son relevé par la valeur annuelle du point. En 2026, celle-ci s’établit à 1,4386 euro.
Avec 7 500 points, un assuré obtient une pension complémentaire brute annuelle de 10 789,50 euros, soit près de 899 euros bruts par mois.
Le maintien de cette valeur peut peser sur le pouvoir d’achat lorsque les prix augmentent. Pour une pension complémentaire de 600 euros mensuels, une inflation proche de 1,6 % représente une perte de pouvoir d’achat estimée à un peu plus de 100 euros sur l’année, à revenu inchangé.
Le régime justifie ce choix par la nécessité de protéger ses réserves financières. L’Agirc-Arrco verse des pensions à près de 13 millions de personnes et doit anticiper l’arrivée progressive de nouvelles générations de retraités.
Comment vérifier son montant personnel
Chaque assuré peut consulter son relevé de carrière afin de vérifier le total de ses points. Cette étape mérite une attention particulière, surtout après des périodes de chômage, de congé parental, d’arrêt maladie, de travail à temps partiel ou de changement d’employeur.
- Relever le nombre total de points acquis ;
- Multiplier ce total par 1,4386 euro ;
- Diviser le résultat annuel par douze ;
- Retirer ensuite les prélèvements sociaux applicables.
Une erreur sur une période de carrière peut réduire durablement la pension. Il faut donc conserver les bulletins de salaire, attestations de chômage et justificatifs liés aux périodes particulières.
Les dates des virements à noter en 2026
La retraite complémentaire est normalement versée le premier jour ouvré de chaque mois. Lorsque le premier jour tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, le paiement est décalé.
| Mois | Date prévue de versement |
|---|---|
| Janvier | 2 janvier 2026 |
| Février | 2 février 2026 |
| Mars | 2 mars 2026 |
| Avril | 1er avril 2026 |
| Mai | 4 mai 2026 |
| Juin | 1er juin 2026 |
| Juillet | 1er juillet 2026 |
| Août | 3 août 2026 |
| Septembre | 1er septembre 2026 |
| Octobre | 1er octobre 2026 |
| Novembre | 2 novembre 2026 |
| Décembre | 1er décembre 2026 |
Le virement peut apparaître sur le compte le jour même ou le lendemain, selon l’établissement bancaire. Cette date n’est pas celle de la retraite de base, souvent réglée quelques jours plus tard. Pour les foyers qui suivent leur budget de près, cet écart explique parfois une impression de retard.
Le paiement mensuel concerne la majorité des retraités. Certaines petites pensions peuvent faire l’objet d’un versement annuel, tandis que des retraités vivant hors d’Europe peuvent recevoir leur pension selon une périodicité différente.
La fin du malus améliore la situation des nouveaux retraités
Le coefficient temporaire de minoration de 10 % ne s’applique plus depuis le 1er avril 2025. Pendant plusieurs années, cette règle réduisait durant trois ans la retraite complémentaire de certains assurés qui partaient dès l’obtention du taux plein.
Sa disparition change les calculs pour les salariés proches de la retraite. Un départ à taux plein ne déclenche plus cette retenue temporaire. Pour une pension complémentaire de 700 euros par mois, l’ancien malus représentait environ 70 euros mensuels en moins pendant trois ans.
Cette suppression ne fait pas disparaître les réductions liées à un départ sans tous les trimestres nécessaires. Si l’assuré part avant d’avoir atteint les conditions du taux plein, une minoration définitive peut s’appliquer sur sa pension complémentaire.
Partir plus tard peut aussi augmenter la pension
Travailler au-delà de l’âge et de la durée nécessaires peut ouvrir droit à une majoration temporaire ou durable selon la situation. La retraite de base peut aussi bénéficier d’une surcote, calculée à partir des trimestres travaillés après l’âge légal et après l’obtention de la durée requise.
Le choix ne se limite pas à une formule mathématique. Il dépend aussi de l’état de santé, du niveau de salaire, de l’épargne disponible, de la situation familiale et du projet de vie. Une simulation personnalisée permet de comparer plusieurs dates de départ.
Les prélèvements peuvent réduire sensiblement le montant net
Le montant affiché avant prélèvements n’est pas celui qui arrive nécessairement sur le compte bancaire. Les pensions peuvent supporter la contribution sociale généralisée, la contribution au remboursement de la dette sociale et la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie.
Le taux dépend du revenu fiscal de référence du foyer. Certaines personnes restent totalement exonérées, tandis que d’autres supportent un taux global pouvant dépasser 10 %.
| Situation fiscale | Prélèvements sur la pension |
|---|---|
| Revenus modestes sous les seuils | Exonération possible |
| Revenus intermédiaires | Taux réduit ou médian |
| Revenus plus élevés | Taux plein applicable |
Un changement de revenu du foyer peut donc modifier le montant net, même si le nombre de points et la valeur du point ne bougent pas. Une pension peut diminuer d’une année à l’autre à cause du franchissement d’un seuil fiscal.
Les majorations familiales à ne pas oublier
Les assurés ayant eu ou élevé au moins trois enfants peuvent recevoir une majoration de 10 % sur leur retraite complémentaire. Cette hausse reste plafonnée pour les pensions élevées. Une majoration distincte existe aussi lorsque des enfants sont encore à charge.
Ces deux avantages ne se cumulent pas automatiquement : le régime retient en principe la formule la plus favorable. Les familles concernées ont intérêt à vérifier que les enfants figurent bien dans leur dossier, avec les justificatifs demandés.
En cas de décès, la pension de réversion constitue un autre point de vigilance. Le conjoint marié peut recevoir une partie des droits du défunt, sous conditions d’âge et de ressources. Le pacte civil de solidarité et la vie commune sans mariage n’ouvrent pas ce droit dans le régime complémentaire.
Le cumul emploi-retraite peut créer de nouveaux droits
Depuis les évolutions récentes du dispositif, une personne ayant liquidé sa retraite à taux plein et poursuivant une activité peut, dans certaines conditions, obtenir de nouveaux droits. Les cotisations versées après la reprise d’emploi ne sont donc plus toujours perdues.
Ce mécanisme mérite un calcul précis. Un retraité qui travaille quelques mois ou quelques années supplémentaires peut améliorer son revenu immédiat, acquérir des points et demander ensuite une seconde liquidation de ses droits. Les règles varient selon la date de départ initiale, la nature de l’activité et le respect des conditions du cumul intégral.
Avant toute décision, mieux vaut contrôler son relevé, estimer le montant net après prélèvements et comparer plusieurs scénarios de départ. La valeur du point n’est qu’une partie de l’équation : les trimestres, les majorations familiales, l’âge de liquidation et la fiscalité peuvent modifier concrètement la pension reçue chaque mois.


