- Jon Collins-Black, entrepreneur et investisseur précoce dans le Bitcoin, a caché cinq coffres aux États-Unis remplissant d’objets rares comme un Bitcoin Casascius, une émeraude colombienne, une carte Pokémon rare et un verre ayant appartenu à George Washington.
- Les indices pour localiser les coffres sont disséminés dans un livre d’énigmes écrit par Collins-Black, et les coffres eux-mêmes fonctionnent comme des boîtes à énigmes dotées de mécanismes d’ouverture spécifiques.
- La valeur totale estimée entre 2 et 3 millions de dollars pourrait évoluer selon les fluctuations du marché des objets de collection et du cours du Bitcoin, et Collins-Black prévoit de divulguer de nouveaux indices si les trésors restent introuvables après huit à dix ans.
Concrètement en France
- Les 2 à 3 millions de dollars annoncés représentent, à titre indicatif et selon le change du moment, environ 1,8 à 2,8 millions d’euros.
- En France, enterrer ou dissimuler des objets sur des terrains publics ou protégés n’est pas libre : le foncier appartient toujours à quelqu’un (État, commune, particulier) et fouiller sans autorisation peut être sanctionné.
- Le droit français encadre aussi les découvertes fortuites : un objet trouvé sur le terrain d’autrui ne revient pas automatiquement à celui qui le déterre, et les vestiges archéologiques relèvent de règles spécifiques.
- Un bitcoin dit physique n’a de valeur que par la clé qu’il contient, donc sa contrepartie peut fluctuer fortement, et les plus-values sur cryptoactifs sont imposables en France.
Les repères
- Jon Collins-Black, investisseur précoce en Bitcoin, a caché cinq coffres aux États-Unis contenant entre 2 et 3 millions de dollars de trésors.
- Les emplacements des coffres restent secrets, seuls des indices disséminés dans un livre permettent aux participants de les localiser.
- Les coffres renferment des objets rares : Bitcoin Casascius, émeraude colombienne, carte Pokémon Shining Charizard de 2002, antiquités d’épave, verre ayant appartenu à George Washington.
- La valeur totale des trésors peut fluctuer selon le cours du Bitcoin et l’évolution du marché des objets de collection.
- Les coffres fonctionnent comme des boîtes à énigmes dont le mécanisme d’ouverture est également expliqué dans le livre de Collins-Black.
- durant la pandémie de Covid-19 : Jon Collins-Black a commencé à réunir des objets rares et précieux pour sa chasse au trésor
- il y a cinq ans : le projet de chasse au trésor a pris forme
Aux États-Unis, une chasse au trésor hors norme invite les amateurs d’énigmes à suivre des indices disséminés dans un livre.
Le site d’actualités insolites Oddity Central rapporte que Jon Collins-Black, entrepreneur et investisseur précoce dans le Bitcoin, a caché cinq coffres aux États-Unis. Leur contenu total serait estimé entre 2 et 3 millions de dollars, soit environ 1,8 à 2,8 millions d’euros selon les variations de change.
Cinq coffres cachés dans des lieux non révélés
Jon Collins-Black nourrit depuis longtemps le rêve de partir à la recherche d’un trésor. Il a finalement fait fortune grâce à ses investissements précoces dans le Bitcoin. Plutôt que de garder cette fascination pour lui, il a conçu sa propre chasse au trésor destinée au public.
Le projet a pris forme il y a cinq ans. Durant la pandémie de Covid-19, l’investisseur a commencé à réunir des objets rares et précieux. Son idée : remplir cinq coffres distincts, puis les enterrer dans des emplacements gardés secrets à travers les États-Unis.
Les cinq coffres ne se trouvent pas sur des propriétés privées, selon Jon Collins-Black. Leur emplacement exact demeure connu de lui seul.
L’entrepreneur assure qu’interroger ses proches ne mènera à rien. Sa famille et ses amis ne détiendraient aucun indice permettant de localiser les cachettes. Les participants doivent donc s’appuyer sur les éléments qu’il a lui-même rendus publics.
Les énigmes sont regroupées dans son livre, dont le titre peut se traduire par Il y a un trésor à l’intérieur. Jon Collins-Black a volontairement construit des pistes difficiles à interpréter. Pour lui, la réussite repose autant sur la réflexion que sur la persévérance sur le terrain.
Des objets rares, dont un Bitcoin physique
Les coffres renfermeraient des pièces de collection très différentes les unes des autres. Jon Collins-Black a présenté à Business Insider des justificatifs d’achat pour les objets cités, afin d’étayer la réalité de l’opération.
- un Bitcoin Casascius, présenté comme le premier Bitcoin physique fabriqué ;
- une émeraude verte originaire de Colombie ;
- une carte Pokémon Shining Charizard datant de 2002 ;
- des antiquités récupérées sur une épave ;
- un verre à gelée ayant appartenu à George Washington.
Un Bitcoin Casascius est un objet physique associé à une clé permettant de contrôler une quantité de bitcoins. Sa valeur peut donc varier fortement selon le cours de la cryptomonnaie, indépendamment de son intérêt pour les collectionneurs.
Les coffres eux-mêmes constituent une difficulté supplémentaire. Ils fonctionnent comme des boîtes à énigmes. L’investisseur demande aux éventuels gagnants de ne pas les forcer, car son ouvrage contient aussi des indications sur leur mécanisme d’ouverture.
Une valeur susceptible de changer avec le temps
Jon Collins-Black a expliqué à Business Insider avoir cherché le bon équilibre : une chasse assez ambitieuse pour attirer les participants, sans provoquer une mobilisation incontrôlable.
« J’essayais vraiment de déterminer quel serait le bon équilibre quant à l’ampleur à donner à ce projet, sans le rendre trop grand. Je ne voulais pas que les gens deviennent trop fous », a déclaré Jon Collins-Black.
L’intéressé estime la valeur totale des trésors à une somme comprise entre 2 et 3 millions de dollars. Cette estimation pourrait évoluer. Une part de l’incertitude tient au marché des objets de collection. Une autre dépend directement du Bitcoin, actif connu pour ses variations parfois très rapides.
« Si le Bitcoin atteint 500 000 dollars ou 1 million de dollars, ou si ces trésors valent 10 millions de dollars dans cinq à sept ans et que quelqu’un les trouve, alors je pense que je célébrerai cela et que j’en serai heureux », a ajouté l’investisseur.
Cette déclaration ne constitue pas une prévision financière. Elle illustre la logique du projet : le montant annoncé n’est pas figé, puisque plusieurs objets peuvent gagner ou perdre de la valeur au fil des années.
De nouveaux indices possibles dans plusieurs années
Le livre représente aujourd’hui le point de départ obligatoire de la chasse. Jon Collins-Black prévoit tout de même de divulguer de nouveaux indices si les coffres restent introuvables trop longtemps.
Il a évoqué un délai de huit à dix ans avant de rendre les recherches moins opaques. Son objectif n’est pas de laisser derrière lui une énigme éternelle.
« Je n’ai pas le désir de disparaître depuis longtemps et qu’il reste la légende des trésors de Jon Collins-Black. Je ne veux pas faire durer cela indéfiniment », a-t-il affirmé.
Cette précision donne un horizon aux chasseurs. Elle ne garantit pas que les nouvelles informations permettront de résoudre rapidement les énigmes, mais elle laisse entendre que le créateur suivra personnellement l’évolution de son jeu.
Ce que dit le droit français sur un trésor
En France, la notion juridique de trésor est encadrée par l’article 716 du Code civil. Le texte vise une chose cachée ou enfouie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété, et qui est trouvée par le seul effet du hasard.
Lorsqu’une personne trouve un trésor sur son propre terrain, elle en devient propriétaire. Si elle le trouve sur le terrain d’autrui, le Code civil prévoit un partage : une moitié pour l’inventeur et une moitié pour le propriétaire du terrain.
Le cas américain imaginé par Jon Collins-Black serait différent s’il se produisait en France. Les coffres ont un propriétaire identifié, qui revendique publiquement leur contenu. Ils ne correspondraient donc pas forcément à la définition française d’un trésor sans propriétaire connu.
La recherche d’objets enfouis appelle aussi à la prudence. En France, l’usage d’un détecteur de métaux pour rechercher des objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie nécessite une autorisation administrative. Creuser ou prélever des objets sur un terrain sans l’accord de son propriétaire peut aussi engager la responsabilité de la personne concernée.
Une chasse qui repose autant sur le raisonnement que sur le terrain
Cette opération ne ressemble pas à une simple loterie. Les participants doivent interpréter un ouvrage, relier des indices et organiser leurs déplacements. Le livre sert à la fois de guide, de support d’énigmes et de porte d’entrée vers les cinq cachettes.
La présence de coffres à mécanisme ajoute un second niveau de jeu. Même après avoir localisé l’un d’eux, le gagnant doit encore comprendre comment l’ouvrir sans l’endommager. Pour Jon Collins-Black, la récompense ne tient donc pas uniquement à la valeur des objets : le parcours compte lui aussi.


