- Chaque pièce doit avoir sa propre température adaptée à son usage : 19 °C au salon, 16 à 17 °C en chambre, 22 °C à la salle de bains pendant l’utilisation, 16 à 18 °C en cuisine et couloir.
- Baisser la consigne d’un seul degré représente environ 7 % d’économies sur le chauffage selon l’Ademe, une différence significative sur une saison complète.
- Le confort ne dépend pas que du thermostat : l’aération régulière, l’étanchéité des joints, les plaids et tapis jouent un rôle majeur dans la sensation de chaleur.
Concrètement en France
- En France, la consigne de 19 °C dans les pièces de vie est une référence largement diffusée par les pouvoirs publics et les acteurs de l’énergie, sans être une obligation pour les particuliers chez eux.
- Une grande partie des logements français étant chauffés à l’électricité ou au gaz, l’effet d’un degré en moins se lit directement sur la facture, mais dépend fortement de l’isolation du logement.
- Les robinets thermostatiques et les thermostats programmables permettent de régler pièce par pièce, ce qui est plus difficile dans certains immeubles anciens chauffés collectivement.
- À retenir : couper totalement le chauffage lors d’une absence prolongée est déconseillé, le mode hors-gel étant prévu pour éviter les dégâts liés au froid et à l’humidité.
Les repères
- Chaque pièce a une température idéale propre : le séjour 19 °C, les chambres 16 à 17 °C, la salle de bains 22 °C pendant l’usage, la cuisine et les espaces de passage 16 à 18 °C
- Baisser la consigne de 1 °C représente environ 7 % d’économies sur le chauffage selon l’Ademe
- Pour un bébé, une température entre 18 et 20 °C est généralement recommandée avec attention particulière au confort
- En cas d’absence courte, viser 16 °C est plus raisonnable que de couper totalement le chauffage, qui force les murs à refroidir
Un matin de janvier, le salon paraît confortable, la salle de bains ressemble à un hammam et la chambre des enfants est si chaude qu’il faut entrouvrir la fenêtre. Nous connaissons tous ce moment où l’on hésite devant le thermostat : monter d’un degré pour être tranquille, ou résister en pensant à la prochaine facture. Le problème n’est pas toujours le chauffage lui-même, mais l’habitude de traiter tout le logement comme une seule pièce. Or un canapé, un lit et une douche n’ont ni le même usage, ni les mêmes besoins de chaleur. Quelques réglages bien choisis changent vraiment l’ambiance, sans transformer la maison en igloo. Et le détail qui fait la différence est souvent celui auquel on ne pense jamais.
Chaque pièce a sa température idéale, pas son thermostat universel
Le séjour reste la pièce où l’on vit le plus : repas, devoirs, séries, discussions qui s’éternisent autour d’un café. **19 °C** constitue la référence généralement recommandée dans les pièces à vivre, une température qui paraît parfois un peu fraîche au premier abord, mais qui devient agréable avec un pull léger, des chaussons et une activité normale. Le corps ne ressent pas seulement le chiffre affiché sur le thermostat : l’humidité, les courants d’air, la chaleur des murs et même la place du canapé jouent aussi.
Dans une cuisine, 18 °C suffisent souvent. Entre le four, les plaques, la bouilloire et les gestes du quotidien, la température grimpe vite sans qu’on s’en aperçoive. Dans le couloir, l’entrée ou les toilettes, 16 à 17 °C font généralement l’affaire : on y passe, on ne s’y installe pas. Une famille qui baisse simplement ces espaces rarement occupés évite de chauffer des mètres carrés presque vides. Sur une saison complète, ce petit écart peut peser bien plus lourd qu’on ne l’imagine.
La chambre appelle une autre logique. Pour bien dormir, 16 à 17 °C sont souvent conseillés, car une pièce légèrement fraîche accompagne la baisse naturelle de la température corporelle durant la nuit. Beaucoup de personnes chauffent à 20 °C par réflexe, puis dorment sous une couette trop chaude, fenêtre ouverte au petit matin. *C’est un drôle de gaspillage, mais c’est aussi une habitude très humaine.* Pour un bébé, une chambre située autour de 18 à 20 °C est généralement recommandée, avec une attention particulière à sa tenue et à son confort.
Salle de bains, chambres, absence : les réglages qui évitent de chauffer dans le vide
La salle de bains fait exception, car personne n’a envie de frissonner en sortant de la douche. Une consigne à 22 °C au moment de l’utilisation est adaptée, à condition de ne pas maintenir cette température du matin au soir. Un sèche-serviettes programmable ou un radiateur piloté une demi-heure avant le réveil apporte souvent le confort recherché. Une fois la pièce utilisée, on revient vers 17 °C, surtout si elle reste vide pendant la journée.
L’erreur fréquente consiste à couper totalement le chauffage dès que l’on part travailler ou partir quelques jours. Cela semble logique sur le papier, puis les murs refroidissent, l’humidité s’installe parfois et la remise en température demande un effort conséquent. En cas d’absence courte, viser 16 °C est souvent plus raisonnable ; pour plusieurs jours, le mode hors-gel peut convenir selon le logement. Soyons honnêtes : personne ne fait vraiment cela tous les jours, mais une programmation automatique enlève une grande part de la charge mentale.
Un degré compte davantage qu’on ne le croit : selon l’Ademe, baisser la consigne de 1 °C peut représenter environ 7 % d’économies sur le chauffage.
« Chauffer mieux, ce n’est pas vivre dans le froid : c’est mettre la bonne température au bon endroit, au bon moment. »
Pour garder ce repère en tête, voici une base simple :
- Séjour et bureau occupé : 19 °C ;
- Chambres :
- Salle de bains :
- Cuisine, couloir et entrée :
16 à 17 °C, ou 18 à 20 °C pour un nourrisson ;
22 °C pendant l’usage, puis 17 °C ;
16 à 18 °C selon l’occupation.
Le confort ne dépend pas uniquement du chiffre sur le radiateur
Une température raisonnable peut sembler insuffisante quand l’air est humide ou qu’un filet d’air passe sous la porte d’entrée. Avant d’augmenter le thermostat, il vaut mieux fermer les volets dès la nuit tombée, tirer les rideaux sans couvrir les radiateurs et vérifier les joints des fenêtres. Un tapis dans un salon carrelé, un plaid sur le canapé ou des chaussettes épaisses n’ont rien d’anecdotique : ils modifient très concrètement la sensation de chaleur. Le chauffage n’a pas à compenser chaque défaut du logement.
Il faut aussi laisser respirer les pièces. Aérer dix minutes le matin, radiateurs coupés ou baissés, renouvelle l’air sans refroidir profondément les murs. L’idée paraît contre-intuitive quand dehors il fait 3 °C, mais un air trop humide donne une impression de froid et favorise la condensation. Les grilles de ventilation ne sont pas là pour décorer : les obstruer pour “garder la chaleur” finit souvent par créer une atmosphère lourde, voire des traces de moisissure dans les angles.
Les habitudes familiales comptent autant que l’équipement. Une personne qui travaille assise huit heures devant un écran ressentira peut-être 19 °C comme frais, tandis qu’un enfant qui joue dans le salon aura chaud en quelques minutes. Plutôt que de pousser tout le logement à 21 °C, on peut réchauffer localement : un plaid, une bouillotte, une couche de vêtement, ou un petit tapis sous les pieds. **Le bon réglage est celui qui tient dans la durée**, sans conflit quotidien autour du thermostat.
| Point essentiel | Détail | Valeur ajoutée pour le lecteur |
|---|---|---|
| Pièce à vivre | 19 °C dans le salon ou le bureau lorsqu’ils sont occupés | Conserver un confort quotidien sans surchauffer les espaces centraux |
| Sommeil | 16 à 17 °C dans une chambre d’adulte, 18 à 20 °C pour un nourrisson | Favoriser le sommeil tout en limitant la consommation nocturne |
| Usage ponctuel | 22 °C dans la salle de bains seulement au moment nécessaire | Éviter de payer une température élevée dans une pièce vide |


