- Prendre sa retraite à 35 ou 40 ans paraît hors de portée pour la plupart des salariés. Katie Donegan avait pourtant 35 ans et Alan Donegan 40 ans lorsqu’ils ont estimé avoir atteint leur objectif, en avril 2019.
- Leur décision la plus frappante concernait le logement. Durant l’hiver, Katie et Alan Donegan choisissaient de ne pas allumer le chauffage dès lors qu’ils considéraient pouvoir s’en passer. Pour supporter le froid, ils superposaient les vêtements et utilisaient…
- Les Donegan se sont inspirés d’un mouvement qui défend l’indépendance financière et le départ précoce de la vie salariée. Le principe n’est pas de viser un âge fixe, mais de constituer un capital capable de soutenir le train…
Le récit, rapporté par la page source, retrace le parcours de Katie et Alan Donegan, deux Britanniques qui ont fait de l’épargne une priorité quotidienne. Leur méthode reposait sur des choix stricts, dont l’absence de chauffage en hiver lorsque cela leur semblait possible.
Une stratégie construite sur des habitudes répétées
Prendre sa retraite à 35 ou 40 ans paraît hors de portée pour la plupart des salariés. Katie Donegan avait pourtant 35 ans et Alan Donegan 40 ans lorsqu’ils ont estimé avoir atteint leur objectif, en avril 2019.
Le couple ne dit pas avoir trouvé une solution miracle. Son plan reposait plutôt sur un écart volontairement large entre les revenus du foyer et ses dépenses. L’argent non dépensé alimentait ensuite l’épargne et les investissements.
Leur objectif consistait à disposer d’investissements capables de financer leurs dépenses courantes, sans dépendre d’un salaire.
Avant de s’attaquer aux frais d’énergie, les Donegan avaient déjà revu leurs habitudes alimentaires. Pendant dix ans, ils ont préparé leurs déjeuners à domicile avant de partir travailler. Ils évitaient presque toujours les plats achetés à l’extérieur.
Alan Donegan estime que ce geste quotidien leur a permis d’économiser environ 40 000 livres sur une décennie, soit près de 46 500 euros. Cette conversion correspond au montant mentionné dans la source et ne préjuge pas de l’évolution du coût de la vie sur cette période.
Pas de chauffage, mais des vêtements et des bouillottes
Leur décision la plus frappante concernait le logement. Durant l’hiver, Katie et Alan Donegan choisissaient de ne pas allumer le chauffage dès lors qu’ils considéraient pouvoir s’en passer. Pour supporter le froid, ils superposaient les vêtements et utilisaient notamment des bouillottes.
Cette pratique était associée à un objectif financier précis. Réduire la facture énergétique leur permettait de dégager une somme supplémentaire à placer. Le chauffage ne constituait donc qu’un poste parmi d’autres dans une organisation très rigoureuse.
Le couple a aussi limité ses dépenses liées à l’automobile en optant pour une voiture plus petite. Il a refusé d’augmenter son niveau de vie au rythme de la hausse de ses revenus. Alan a développé son activité professionnelle, tandis que Katie est devenue contractuelle.
- Préparer les repas plutôt que les acheter à l’extérieur ;
- réduire la consommation d’énergie ;
- choisir un véhicule moins coûteux ;
- éviter d’aligner les dépenses sur la progression des revenus ;
- placer régulièrement l’argent restant.
Une retraite anticipée fondée sur un seuil de dépenses
Les Donegan se sont inspirés d’un mouvement qui défend l’indépendance financière et le départ précoce de la vie salariée. Le principe n’est pas de viser un âge fixe, mais de constituer un capital capable de soutenir le train de vie choisi.
Dans leur cas, ils avaient fixé leur seuil à 25 fois leurs dépenses annuelles. Une telle règle sert de repère personnel : elle suppose d’évaluer avec précision ses besoins, ses charges et les revenus que les placements peuvent, ou non, procurer dans le temps.
En avril 2019, Katie et Alan Donegan ont jugé que leur capital correspondait au niveau qu’ils s’étaient fixé pour cesser de travailler comme salariés.
La source précise qu’ils investissaient notamment dans des fonds indiciels diversifiés. Un fonds indiciel cherche à reproduire l’évolution d’un indice financier plutôt qu’à sélectionner quelques entreprises. La diversification vise à répartir l’exposition entre plusieurs titres, mais elle ne supprime ni les pertes possibles ni les variations des marchés.
Après leur départ du salariat, les Donegan ont transformé leur expérience en activité de transmission. Ils ont créé la Rebel Finance School, un programme gratuit consacré à l’indépendance financière. Ils voyagent aussi à travers le monde tout en poursuivant leurs investissements.
En France, réduire le chauffage ne doit pas mettre la santé en danger
En France, la maîtrise des dépenses d’énergie constitue un sujet majeur pour de nombreux ménages, particulièrement en hiver. Réduire la température, porter des vêtements plus chauds ou améliorer l’isolation peuvent limiter la consommation. Couper durablement le chauffage dans un logement froid ou humide présente toutefois des risques, notamment pour les personnes âgées, les nourrissons et les personnes souffrant de certaines maladies.
Les besoins diffèrent selon le logement, l’état de santé des occupants, l’humidité et les températures extérieures. La recherche d’économies ne doit pas conduire à vivre dans des conditions inconfortables ou dangereuses. En cas de difficulté à régler les factures d’énergie, les ménages français peuvent se renseigner auprès des services sociaux locaux et des organismes compétents sur les aides existantes.
L’effet cumulé des petites économies
L’histoire de Katie et Alan Donegan illustre surtout l’effet d’une dépense répétée. Un déjeuner acheté régulièrement, une voiture coûteuse ou une hausse de consommation après une augmentation de salaire peuvent peser sur un budget au fil des années.
À l’inverse, toute économie n’a pas la même portée. Renoncer à une dépense utile, à une alimentation adaptée ou à un logement correctement chauffé ne constitue pas une règle universelle. Le choix des Donegan correspond à leur propre situation et à leur objectif de retraite anticipée.
Pour un foyer, une démarche plus prudente peut commencer par l’identification des dépenses récurrentes, la constitution d’une épargne de précaution et une réflexion sur le niveau de risque acceptable avant tout investissement. Les résultats dépendent des revenus, des charges, de la durée d’épargne et de l’évolution des marchés financiers.


