- Un habitant du Wisconsin a découvert 97 jeux NES neufs et emballés dans un carton oublié depuis la fin des années 1980, resté intact dans la réserve de son grand-père décédé.
- L’état exceptionnel de conservation, les variantes rares de fabrication et la notation élevée obtenue auprès de spécialistes font monter la valeur de certains exemplaires jusqu’à 8 500 euros l’unité.
- Le marché des jeux vidéo de collection valorise avant tout l’authenticité et l’état d’origine : une petite déchirure du film ou un coin écrasé peut faire chuter drastiquement l’estimation d’un objet.
Concrètement en France
- En France aussi, la NES a été largement diffusée à la fin des années 1980, et des exemplaires oubliés peuvent dormir dans des greniers ou des caves familiales.
- La valeur tient surtout à l’état de conservation et à l’emballage d’origine : une cartouche seule et abîmée se revend en général très peu.
- La somme évoquée, environ 8 500 euros à titre indicatif, correspond à des exemplaires exceptionnels et notés par un organisme spécialisé, pas à un jeu courant.
- En cas de vente d’objets issus d’une succession, il est prudent de se renseigner sur les règles fiscales applicables auprès de l’administration ou d’un professionnel.
Les repères
- Un habitant du Wisconsin a découvert un carton oublié depuis plus de trente ans contenant 97 jeux NES encore emballés d’origine
- Le carton provient de la réserve du grand-père du découvreur, qui travaillait dans la livraison pour de grands magasins locaux
- Certains exemplaires pourraient atteindre 8 500 euros grâce à leur état impeccable et leurs particularités de fabrication
- Douze jeux ont reçu une note supérieure à 9,6 sur 10 par PSA, l’un d’eux atteignant la note maximale, distinction très rare
- fin des années 1980 : Le carton a été rangé dans la réserve sans jamais être déplacé depuis cette période
En vidant une réserve familiale, un habitant du Wisconsin a mis la main sur un carton resté intact depuis la fin des années 1980.
Le contenu de cette boîte n’avait rien d’ordinaire. Elle renfermait près d’une centaine de jeux pour la console NES, tous conservés dans leur emballage d’origine. Certains exemplaires, rarissimes par leur état et leur fabrication, pourraient atteindre 8 500 euros lors de ventes spécialisées.
Un carton oublié dans la réserve d’un grand-père
L’histoire s’est déroulée à Waukesha, dans le Wisconsin, aux États-Unis. Un homme s’occupait de vider la réserve ayant appartenu à son grand-père, aujourd’hui décédé. Parmi les objets accumulés depuis des années, il a repéré un carton fermé qui n’avait, semble-t-il, pas été déplacé depuis plus de trois décennies.
Son grand-père avait travaillé dans la livraison de marchandises pour de grands magasins locaux. Cette activité pourrait expliquer la présence de ce lot resté en attente, sans avoir jamais rejoint les rayons ni les mains de joueurs.
Le propriétaire du carton l’a apporté à une boutique spécialisée de Waukesha. Kevin Braun, qui gère ce commerce consacré aux jeux anciens, a alors constaté que la boîte contenait 97 jeux NES encore sous leur film plastique d’époque.
Le lot ne rassemble pas seulement des jeux anciens : il s’agit d’exemplaires restés neufs pendant plus de trente ans, à l’abri de la lumière et de l’humidité.
La plupart des boîtes sont liées à des titres très connus de la première console de salon de Nintendo. On y trouve notamment des exemplaires de Super Mario Bros. et de Duck Hunt, deux jeux vendus à des millions d’unités à la fin des années 1980. Leur popularité ne suffit pas, à elle seule, à expliquer les sommes annoncées. C’est surtout leur conservation et certaines particularités de fabrication qui font grimper leur cote.
Pourquoi un jeu courant peut-il devenir très cher ?
Un jeu ancien ne vaut pas automatiquement une fortune. Les cartouches sorties en très grand nombre restent souvent accessibles, surtout lorsqu’elles ont été utilisées, sans boîte ou endommagées. Dans ce cas précis, plusieurs éléments se combinent.
- Les jeux n’ont jamais été ouverts.
- Le film de protection d’origine est toujours présent.
- Les boîtes semblent avoir évité les traces d’humidité, les écrasements et la décoloration.
- Le carton contient des séries de fabrication peu courantes.
- Les titres les mieux conservés ont reçu une évaluation élevée par une société spécialisée.
Le marché des jeux vidéo de collection attache une grande valeur à l’état réel d’un objet. Une petite déchirure du film plastique, un coin écrasé ou une boîte passée au soleil peut faire chuter une estimation de manière nette. À l’inverse, un exemplaire proche de son état de sortie d’usine intéresse les collectionneurs les plus exigeants.
Des différences de fabrication qui comptent
Les spécialistes ont confié les jeux à PSA, une entreprise connue pour vérifier l’authenticité et attribuer une note d’état à des objets de collection. Cette notation prend en compte la boîte, le plastique de protection, les éventuels défauts et la cohérence de l’ensemble avec la période de fabrication annoncée.
Douze jeux du carton auraient obtenu une note supérieure à 9,6 sur 10. L’un d’entre eux aurait même reçu la note maximale. Une distinction rarement accordée, car les objets parfaitement conservés après plusieurs décennies sont peu nombreux.
Les experts ont aussi relevé des détails propres à certaines productions de la fin des années 1980 : la forme du sceau, la brillance de l’autocollant de fermeture ou la présentation particulière de l’emballage. Pour le grand public, ces différences peuvent paraître minimes. Pour un acheteur averti, elles permettent de dater plus finement un exemplaire et d’identifier une série distribuée durant une période limitée.
Deux jeux portant le même nom peuvent avoir une valeur très différente selon leur boîte, leur sceau, leur année de production et leur niveau de conservation.
Des estimations qui peuvent atteindre 8 500 euros
Selon les premières évaluations communiquées autour de cette trouvaille, certaines pièces pourraient être proposées jusqu’à 8 500 euros l’unité. Le montant final dépendra tout de même de plusieurs facteurs : la demande au moment de la vente, la réputation de la salle des ventes, la qualité des photographies, la provenance documentée et la concurrence entre enchérisseurs.
Le carton dans son ensemble représente potentiellement plusieurs dizaines de milliers d’euros. Tous les jeux ne devraient pas atteindre le même niveau. Les exemplaires bénéficiant des meilleures notes et des variantes les moins fréquentes concentreront probablement l’attention.
Une partie du lot doit être exposée plutôt que vendue. D’autres jeux pourraient rejoindre des ventes aux enchères. Une part des recettes annoncées serait reversée à des associations caritatives, donnant à cette opération une dimension qui dépasse la seule spéculation autour des objets anciens.
Avant de vendre un vieux jeu, quelques précautions utiles
Cette histoire peut donner envie de fouiller une cave, un grenier ou une réserve familiale. Il faut pourtant éviter une erreur fréquente : retirer le film plastique ou nettoyer brutalement une boîte avant de demander un avis. Une intervention maladroite risque de réduire la valeur d’un jeu scellé.
Pour un objet potentiellement rare, mieux vaut suivre quelques réflexes simples :
Le film plastique n’est pas toujours une preuve
Un jeu emballé n’est pas forcément resté tel quel depuis sa sortie d’usine. Des objets peuvent être refermés avec un plastique récent afin de donner l’apparence d’un produit neuf. C’est la raison pour laquelle l’authentification joue un rôle central sur ce marché. Les spécialistes examinent notamment les soudures, les plis, les autocollants et la conformité de la boîte avec la période concernée.
La découverte de Waukesha illustre aussi une réalité plus large : les jeux vidéo sont devenus des objets patrimoniaux pour toute une génération. Les premières consoles de salon, longtemps rangées au fond des placards, intéressent désormais des collectionneurs, des musées et des passionnés soucieux de préserver ces témoins de l’histoire numérique.


